Cocaïne : dépendance
et sevrage

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Définition

Qu’est ce que la dépendance à la cocaïne ou addiction à la cocaïne?

La dépendance à la cocaïne ou état d’addiction à la cocaïne décrit le consommateur qui ressent le besoin compulsif et incontrôlable de prendre la cocaïne.

La cocaïne est une drogue stimulante extraite des feuilles de l’arbuste de coca.

La cocaïne peut être « sniffée » en « ligne de coke » ou injectée directement à l’organisme (crack) ; elle peut être mélangée à d’autres drogues telles que le cannabis ou même l’alcool, multipliant les risques d’addiction et augmentant les dangers pour la santé du consommateur. Un état de dépendance à la cocaïne peut s’établir rapidement : certains font état de signes de dépendance à la cocaïne dès les premières prises de cocaïne.

L’addiction se développe très rapidement avec la nécessité d’augmenter les doses pour ressentir le même plaisir.

Symptômes

Quels sont les symptômes habituels liés à la dépendance à la cocaïne, à l’addiction à la cocaïne ?

Une dépendance à la cocaïne est constatée quand le consommateur :

  • Mobilise la majeure partie de son temps pour se procurer de la cocaïne ;
  • Continue à consommer de la cocaïne tout en reconnaissant les dégâts infligés par cette drogue tant au niveau de sa santé que de ses rapports sociaux ;
  • Fait des tentatives de sevrage pour se libérer de la dépendance à la cocaïne qui se soldent par des rechutes.

L’arrêt de la consommation de cocaïne engendre fatigue, dépression, insomnie, majoration de l’anxiété, voire survenue de crises de panique. Cet effet, appelé « craving », entraîne la reprise de la consommation.

La consommation de la cocaïne produit quant à elle un certain nombre d’effets stimulants :

  • Sensation de forte énergie, hyperactivité, euphorie ;
  • Eveil des sens, avec une exacerbation du désir sexuel ;
  • Troubles du sommeil ;
  • Diminution de l’appétit avec perte de poids ;
  • Augmentation de la confiance en soi allant jusqu’à une sensation de toute puissance ;
  • Effet apaisant, relaxant ;
  • La phase stimulante est généralement suivie d’une phase de « descente ».

Quand l’addiction devient sévère, le consommateur peut présenter des crises de panique et le développement d’un comportement extraverti et suspicieux allant jusqu’au délire paranoïaque. Au point de vue physique peuvent apparaître des troubles du rythme cardiaque et des lésions de nécrose.

Traitements

Comment soigner une dépendance à la cocaïne ou une addiction à la cocaïne ?

Le traitement d’une dépendance à la cocaïne a pour but de rétablir la santé du patient et de recréer les liens avec son environnement affectif et son milieu professionnel. Le traitement de la dépendance à la cocaïne s’envisage donc à plusieurs niveaux : physique, psychologique et social.

Le sevrage de la cocaïne proprement dit peut entraîner un effet inverse à l’euphorie : ralentissement général, tristesse, léthargie… qui peut nécessiter la prescription ponctuelle d’une aide médicamenteuse.
Plusieurs programmes existent pour aider ces patients dans leur sevrage : avec hospitalisation ou en ambulatoire, par des thérapies individuelles ou en groupe. Reprendre confiance en soi, imaginer une vie libérée de la dépendance à la cocaïne, trouver des soutiens chez des proches ou dans des groupes d’anciens consommateurs, dépasser ses fragilités en cas de troubles anxieux ou de la personnalité associés : voilà les axes d’un accompagnement permettant d’inscrire le sevrage dans la durée.

Proches/familles

Comment puis-je accompagner un proche qui souffre de dépendance à la cocaïne, comment aider un ami à se libérer de son addiction à la cocaïne ?

La présence de la famille et des proches est certainement importante pour que le toxicomane se sente soutenu dans sa lutte contre la dépendance à la cocaïne. Lui exprimer votre soutien pour toute volonté de rétablissement, lui fournir des documents et des orientations sur les endroits où il peut se faire soigner : voilà ce que vous pouvez faire ! Si vous faite partie de la famille, il n’est pas exclu que les soignants ne vous mette à contribution dans le cadre d’une thérapie familiale.

Mes préconisations

Pour la prise en charge des dépendances, je me suis adjoint la collaboration d’un psychologue et d’une infirmière qui ont travaillé dans un établissement prestigieux de la région parisienne. C’est donc en équipe que j’aide ces patients à leur rétablissement.