Dépression

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Définition

Qu’est-ce qu’une dépression ou un épisode dépressif
majeur ?

Une dépression ou un épisode dépressif majeur est un état psychologique et physique inhabituel pour celui qui en est atteint, caractérisé par une humeur triste, une perte de goût à faire ce qui est habituellement plaisant, un ralentissement psycho-moteur et d’autres symptômes qui signent une baisse du niveau d’énergie, un trouble du rythme veille/sommeil, des attitudes auto-destructrices etc…L’intensité de l’épisode dépressif majeur peut varier : la dépression peut être légère et ne poser qu’un handicap limité à la vie sociale et professionnelle, ou sévère et interdire un fonctionnement normal.
Quelles sont les causes de la dépression (épisode dépressif majeur) ?
Comme pour les autres troubles psychiques, les causes des épisodes dépressifs majeurs sont « multifactorielles » : des participations génétiques, congénitales, éducatives et sociales sont évoquées. Au point de vue biologique on évoque une anomalie au point de vue des transmissions synaptiques (intervalle entre les neurones) pour ce qui est des concentrations de neurotransmetteurs : sérotonine, norépinéphrine etc… Cette hypothèse est la base de l’utilisation d’antidépresseurs agissant à ce niveau.

Symptômes

Quels sont les symptômes courants de la dépression (épisode dépressif majeur) ?

Les personnes souffrant dépression (épisode dépressif majeur) présentent habituellement une association de symptômes tels que :

  • Tristesse persistante ;
  • Perte de goût pour des activités que le patient apprécie habituellement ;
  • Ralentissement psycho-moteur : fatigue physique et mentale (au pire le patient reste allongé), perte des capacités de créativité, difficultés à la lecture, difficultés de concentration, mauvaise mémorisation ;
  • Diminution des soins apportés à sa personne : baisse de l’hygiène ;
  • Retrait social, irritabilité dans les relations avec l’entourage ;
  • Augmentation ou perte de l’appétit avec prise ou perte de poids ;
  • Focalisation sur les échecs du passé ou les mauvais souvenirs, perte d’espoir pour l’avenir ;
  • Troubles du sommeil : insomnie (surtout matinale) ou hypersomnie ;
  • Amplification des symptômes le matin, alors qu’il y a une amélioration en fin de journée ;
  • Conduites destructrice allant jusqu’à la tentative de suicide.

Cet épisode survient en dehors d’un deuil ou d’une cause médicale ou médicamenteuse (certains médicaments peuvent causer des dépressions !).
Si les épisodes de dépression majeurs d’intensité sévère sont facilement diagnostiqués, les épisodes d’intensité légère peuvent passer inaperçus : fatigue, morosité, perte de la créativité, léger retrait social… ils n’en sont pas moins destructeurs pour le confort du patient et souvent pour sa vie professionnelle et sociale.
Un épisode dépressif majeur peut rester isolé ou se répéter : soit qu’une prise en charge (en particulier psychothérapique) n’ait pas pu corriger les fragilités du patient, soit qu’on soit dans des dépressions récurrentes ou un trouble bipolaire.

Traitements

Comment traiter une dépression ou un épisode dépressif majeur ?

Une dépression ou un épisode dépressif majeur est habituellement traité :

  • Par un abord médicamenteux : médicament antidépresseur qui généralement donne un net soulagement des symptômes au bout de 10-15 jours de traitement ; le traitement est habituellement prolongé sur plusieurs mois car un arrêt précoce augmente le risque de rechute ;
  • Par un abord psychothérapique : les thérapies cognitives ont leur efficacité particulièrement bien documentées dans nombres de publications, mais d’autres abords peuvent être indiqués : thérapies d’inspiration analytique, EMDR, thérapies de groupes etc…Devant la réticence de certains patients à prendre des médicaments antidépresseurs classiques, on peut se tourner vers d’autres traitements comme par exemple le Millepertuis qui semble particulièrement utilisé dans certains pays mais n’est pas dénué d’effets secondaires (photosensibilisation, inhibition de l’action contraceptive de certains pilules…) ; la pratique du sport serait efficace mais comment recommander le sport à un dépressif ? ; des études ont pu montrer l’efficacité de l’électro-acupuncture pratiquée par des spécialistes chinois…

Dans le cas de dépression résistante de nouvelles techniques se sont développées comme la stimulation magnétique trans-crânienne.
Quand la dépression atteint une intensité inquiétante, dans les cas de risques suicidaires, il ne faut pas hésiter à hospitaliser. Dans les cas extrêmes des sismothérapies peuvent être indiquées.

Proches/Famille Comment puis-je accompagner un proche ou un ami qui souffre de dépression (épisode dépressif majeur) ?

Si vous avez un proche souffrant de dépression (épisode dépressif majeur), l’objectif est de l’amener à accepter de se soigner ! Et bien sûr c’est d’autant plus important quand l’épisode de dépression est sévère.

Mes préconisations

Mon retour d’expérience sur la dépression (épisode dépressif majeur).

Mon expérience est particulière car :

  • J’ai été dépressif une fois il y a plus de 15 ans : j’ai été particulièrement impressionné par la fatigue physique que je subissais, comme un étau sur mes épaules qui me rendait difficile la marche ; j’ai toutefois continué à travailler (à l’époque j’étais dans la recherche) et c’est l’association Prozac+Psychothérapie qui m’a remis sur pied et m’a évité toute rechute à ce jour ;
  • J’ai été chercheur sur les antidépresseurs ;
  • J’ai été expert et j’ai participé à l’équipe qui a rédigé le texte officiel du « Bon Usage des Médicaments Antidépresseurs dans le Traitement des Troubles Dépressifs et des Troubles Anxieux de l’Adulte » de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (NSM) consultable ici ;
  • Je reçois de nombreuses personnes souffrant de dépression dans ma consultation.
  • Dans les cas de dépressions résistantes je collabore avec un confrère qui en est spécialiste et utilise les stimulations magnétiques trans-crâniennes.