Le trouble obsessionnel compulsif (TOC)

Quelles sont les causes d’un TOC ou d’un trouble
obsessionnel compulsif ?

Comme pour les autres troubles anxieux, les causes d’un trouble obsessionnel compulsif sont « multifactorielles » : des participations génétiques, congénitales, éducatives et sociales sont évoquées.

Quels sont les symptômes courants d’un TOC ou d’un trouble obsessionnel compulsif

Les personnes souffrant d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC) présentent donc :

  1. Des obsessions : idées images et impulsions envahissant le champ mental de façon répétitive, que le patient reconnaît comme issus de sa propre activité mentale et causant chez lui un état de détresse ;
  2. Des compulsions : comportements ritualisés répétitifs, qui peuvent être considérés comme aberrants par le patient mais qui diminuent momentanément son anxiété ;

Un exemple serait une obsession qu’on a les mains sales, suivie d’un rituel de se laver les mains : ces symptômes survenant à un rythme déraisonnable au cours d’une journée, c’est-à-dire sans que les mains soient objectivement sales.
Quand une personne a des préoccupations hypochondriaques, cela peut être une peur de cancer de l’estomac (obsession) et une vérification par fibroscopie gastrique (compulsion).

Dans un trouble obsessionnel compulsif (TOC), les patients peuvent exercer une certaine résistance aux symptômes, dans d’autres cas il n’y a aucune résistance.

Un type particulier de symptôme faisant partie du trouble obsessionnel compulsif (TOC) sont les phobies d’impulsions : le patient est envahi par une envie de faire un acte contraire à ses valeurs. C’est par exemple une mère qui a l’impression qu’elle pourrait faire du mal à son enfant. L’acte n’est jamais commis mais il provoque un sentiment de malaise intense avec une grande culpabilité.
Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) peut être limité ou au contraire poser un grave handicap sur la vie professionnelle et personnelle.

Comment traiter un trouble
obsessionnel compulsif (TOC) ?

Les traitements antidépresseurs ont prouvé leur capacité d’atténuer les symptômes obsessionnels et compulsifs et seront envisagé dans les situations où le trouble obsessionnel compulsif (TOC) est particulièrement intense ou handicapant.
Les thérapies restent la thérapeutique de choix sur le long terme. Même si les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont référencées comme une approche de premier rang dans les TCC, d’autres abords peuvent être adaptés selon la situation : thérapies de groupe (en particulier pour travailler la confiance en soi), relaxation ou méditation (travail sur le lâcher-prise), EMDR (travail sur les émotions)…

Comment puis-je accompagner un proche ou un ami qui souffre d’un TOC ou d’un trouble obsessionnel compulsif ?

Si vous avez un proche souffrant de trouble obsessionnel compulsif (TOC), vous devez en premier lieu faire preuve de compréhension tout en mettant des limites pour ne pas rentrer dans le jeu des compulsions.
Certains patients peuvent être tentés de faire effectuer leurs vérifications compulsives par leurs proches. A éviter impérativement ! Comme les symptômes compulsifs et obsessionnels sont souvent accompagnés de honte, vous devrez faire preuve d’énormément de tact si vous vous êtes rendu compte de quelque chose…
Exprimez-lui votre inquiétude en le poussant gentiment vers une prise en charge efficace. Tout ce que vous pourrez faire ou lui dire qui favorise sa confiance en lui ne peut qu’être positif !

Mon retour d’expérience sur le TOC ou trouble obsessionnel compulsif

J’ai commencé très tôt dans ma carrière à m’occuper de patients souffrant d’un trouble obsessionnel compulsif (TOC). C’est un travail intéressant avec des gens habituellement très agréables. Je les aide essentiellement par un travail thérapeutique associant thérapie comportementale et cognitive (TCC) et EMDR. L’EMDR aide souvent ces personnes à libérer l’expression émotionnelle qui est souvent bien « bouclée ».