Agoraphobie

agoraphobie

Qu’est-ce que l’agoraphobie ?

L’agoraphobie est un trouble anxieux caractérisé par une angoisse survenant dans un espace que le phobique considère comme dangereux ou très inconfortable : en particulier des espaces ouverts où se réunit une foule. Dans ces situations le patient craint une crise de panique, et il souffre aussi d’une anxiété anticipatoire précédant les moments où il se rend dans de tels endroits allant jusqu’à l’évitement. L’agoraphobie peut se produire dans tous les lieux d’où le phobique ne peut « échapper facilement » : aéroport ou gare, supermarché, mais aussi une salle de réunion.

Quelles sont les causes de la phobie sociale ou de l’anxiété sociale ?

Comme pour les autres troubles anxieux, les causes sont « multifactorielles » : des participations génétiques, congénitales, éducatives et sociales sont évoquées.

Quels sont les symptômes courants de l’agoraphobie?

Les personnes souffrant d’agoraphobie ont généralement des antécédents d’attaques de panique associés à des endroits desquels ils deviennent phobiques. Se produit ensuite un phénomène de généralisation par lequel elles deviennent phobiques d’autres endroits ayant les mêmes caractéristiques. Ainsi une attaque de panique surviendra dans le métro, et la personne deviendra phobique du métro, puis ensuite de tout endroit ressemblant au métro : RER, train, mais aussi les ascenseurs et les avions etc…
La phobie est accompagnée d’anxiété anticipatoire et de tendances à l’évitement. Ainsi une agoraphobie centrée sur les endroits populeux fera éviter les magasins, mais aussi les rues très passagères, les gares etc… jusqu’à devenir très handicapante. Généralement le phobique est honteux de son handicap et trouvera des raisons plausibles pour l’entourage qui justifient cet évitement.
La notion de « pouvoir échapper » est centrale. Ainsi un salarié peut devenir « agoraphobe » de réunions d’affaires par le sentiment qu’il ne peut en « échapper » sans montrer sa fragilité et ainsi perdre la face. Où échapper d’ailleurs ? Généralement dans un endroit de sécurité, où le phobique échappe au regard de l’autre et à son jugement…

Comment traiter une agoraphobie ?

Si certains médicaments ont prouvé leur efficacité (antidépresseurs et tranquillisants) et peuvent être proposée en cas de situation très bloquée d’agoraphobie, le traitement repose essentiellement sur un abord psychothérapique.
Les psychothérapies cognitives et comportementales sont particulièrement recommandées dans les agoraphobies mais d’autres abords peuvent aussi avoir leur place comme les thérapies systémiques et l’EMDR. Le travail thérapeutique visera essentiellement à élargir la « zone de confort » de l’agoraphobique, donc l’aider à se confronter progressivement aux situations angoissantes en « déminant » les cognitions qui sous-tendent le malaise.

Comment puis-je accompagner un proche ou un ami qui souffre d’agoraphobie ?

Si vous avez un proche souffrant d’agoraphobie, il est bien sûr important d’être compréhensif, patient et d’éviter toute moquerie. Sans doute une façon de l’aider serait de l’accompagner à affronter progressivement des situations craintes : prendre le métro, aller au cinéma ou dans une gare… Mais un jour il sera souhaitable que votre proche « affronte » seul ces situations !

Mon retour d’expérience sur les agoraphobies

Les demandes pour ce type de problèmes sont très fréquentes et diverses : des agoraphobies centrées sur les lieux très populeux (rues, centres commerciaux, aéroports et gares), des agoraphobies centrées sur les lieux fermés (RER, métro, avion, TGV, Eurostar, ascenseurs)… Mais je suis très frappé sur les salariés qui sont « agoraphobiques » sur les réunions d’affaires. Ces situations sont d’autant plus fréquentes que le phobique est convaincu que tout signe de « fragilité » sera délétère pour son avenir professionnel. Une prise en charge passe par la mise à distance des « schémas d’invincibilité !